// Chronique · Turkman
Le désert n'appartient à personne, disent les autres. Turkman en rit, monté sur sa selle, sous le croissant qui veille.
Nés du sable et du vent, les cavaliers de Turkman ne construisent pas de murs : ils construisent des routes. Leurs raids éclatent comme l'orage — rapides, précis — et se dissolvent avant que l'ennemi ait sonné l'alarme. Le butin se partage, toujours : c'est la loi du Khan.
Sous la lune, nous chevauchons. Rejoindre Turkman, c'est troquer la lenteur des rois contre la liberté des nomades.